Droit de bouchon au mariage : tout savoir sur cette pratique

9 décembre 2025
7 min de lecture
Budget & finances, Repas & réception
Droit de bouchon au mariage : tout savoir sur cette pratique - Conseils Qlikki pour organiser votre événement

Comprendre le droit de bouchon avant de choisir son traiteur : coûts, raisons, risques et conseils pour éviter les mauvaises surprises.

Lorsqu’on organise un mariage, certaines notions peuvent rapidement faire grimper le budget sans que l’on s’en rende compte. Le droit de bouchon en fait partie. Souvent mal compris, parfois découvert trop tard, il peut pourtant représenter plusieurs centaines d’euros supplémentaires. Avant de signer avec un traiteur ou un lieu, il est essentiel d’en comprendre les règles, les coûts et les alternatives.

Comprendre le droit de bouchon au mariage

Le droit de bouchon est une pratique qui consiste, pour un traiteur ou un lieu de réception, à facturer un montant pour chaque bouteille d’alcool ouverte lorsque celle-ci n’est pas fournie par lui. Autrement dit, dès lors que les mariés choisissent d’apporter leur propre vin, champagne ou spiritueux, un coût supplémentaire peut s’appliquer.

Ce droit concerne généralement :

  • les vins servis pendant le repas,
  • le champagne du dessert,
  • les boissons du vin d’honneur,
  • parfois les alcools forts.

Autrefois très répandu, le droit de bouchon est aujourd’hui en net recul. Pourtant, il subsiste encore chez certains prestataires, ce qui explique pourquoi il reste un point de vigilance majeur dans l’organisation d’un mariage.

Combien coûte réellement un droit de bouchon ?

Le montant du droit de bouchon varie fortement selon le type de lieu et le prestataire choisi. On observe généralement plusieurs niveaux de tarification.

Les pratiques les plus courantes se situent entre :

  • 2 € à 5 € par bouteille pour les tarifs considérés comme modérés,
  • 10 € à 15 € par bouteille, voire davantage, dans certains établissements plus stricts ou haut de gamme.

Ce qui rend cette pratique particulièrement coûteuse, c’est son application systématique à chaque bouteille ouverte. Sur un événement réunissant de nombreux invités, la facture peut très vite s’alourdir.

Exemple concret

Faisons un petit calcul avec un exemple sur un mariage qui réunit 100 invités :

  • environ 1 bouteille de vin pour 3 personnes, soit 50 bouteilles,
  • environ 1 bouteille de champagne pour 6 personnes, soit 17 bouteilles.

Cela représente un total de 67 bouteilles.
Avec un droit de bouchon fixé à 10 € par bouteille, cela équivaut à 670 € supplémentaires, uniquement pour l’ouverture et le service des boissons.

Ce chiffre illustre parfaitement pourquoi ce point doit être abordé très en amont.

Pourquoi certains traiteurs pratiquent-ils encore le droit de bouchon ?

Même si cette pratique est de plus en plus remise en question, certains traiteurs continuent de l’appliquer pour plusieurs raisons.

Une habitude historique

Pendant longtemps, la vente d’alcool faisait partie intégrante du modèle économique des traiteurs. Le droit de bouchon permettait de compenser la perte de marge lorsque les mariés apportaient leurs propres boissons.

Une question de contrôle

Certains prestataires souhaitent garder la maîtrise :

  • des quantités consommées,
  • du type d’alcools servis,
  • de la cohérence avec leur image ou leur prestation.

Le temps et le service

Ouvrir, servir et gérer les boissons implique :

  • du personnel,
  • une gestion des températures,
  • un suivi tout au long de l’événement.

Le droit de bouchon est parfois présenté comme un forfait lié au service, même si cette justification est aujourd’hui largement discutée.

Pourquoi cette pratique disparaît progressivement

Heureusement, la majorité des traiteurs ont aujourd’hui abandonné le droit de bouchon afin de s’adapter aux attentes des couples. Les futurs mariés recherchent davantage de transparence et de simplicité dans l’organisation de leur événement. Cette pratique est jugée dépassée et cache des frais annexes susceptibles de plomber un budget, ce qui ne correspond plus à la manière de consommer des organisateurs.

Aujourd’hui, faire appel à un caviste ou à un domaine local, voire confier la sélection des vins à un proche passionné et amateur de bons crus, est devenu très fréquent.

Un marché plus concurrentiel

Les traiteurs misent désormais sur :

  • la qualité du service,
  • les conseils personnalisés,
  • l’accompagnement global,
    plutôt que sur des frais additionnels peu appréciés.

Dans quels cas rencontre-t-on encore un droit de bouchon ?

Même s’il devient rare, le droit de bouchon reste présent dans certains contextes bien précis.

On le retrouve principalement :

  • dans les restaurants, dont le modèle économique repose en partie sur la vente de boissons,
  • dans certains domaines proposant des formules très encadrées ou tout compris,
  • chez quelques traiteurs traditionnels, aujourd’hui de moins en moins nombreux.

Faut-il éviter les prestataires qui pratiquent le droit de bouchon ?

Dans la grande majorité des cas, oui. Le droit de bouchon présente plusieurs inconvénients majeurs :

  • il complique l’organisation,
  • il peut faire exploser le budget,
  • il limite les choix des mariés,
  • il crée parfois des incompréhensions ou des tensions,
  • il renvoie une image peu moderne.

Bien sûr, un coup de cœur pour un lieu ou un prestataire peut parfois justifier un compromis. Mais l’offre actuelle est suffisamment large pour éviter ce type de contrainte dans la plupart des situations.

Comment éviter toute mauvaise surprise ?

Avant de signer un devis ou un contrat, certaines questions doivent absolument être posées.

Il est recommandé de demander :

  • si un droit de bouchon est appliqué,
  • son montant exact,
  • s’il est facturé par bouteille, par invité ou sous forme de forfait,
  • sur quels types de boissons il s’applique,
  • si le service est inclus ou facturé séparément,
  • s’il existe une possibilité de négociation ou de suppression sous conditions.

Ces échanges permettent d’éviter toute mauvaise surprise le jour J ou à la réception de la facture finale.

L’expérience traiteur : un critère déterminant

Au-delà du coût, l’expérience proposée par le traiteur reste essentielle. Un bon prestataire :

  • respecte le budget fixé,
  • conseille les mariés sans les contraindre,
  • accompagne dans le choix des boissons,
  • assure un service fluide et professionnel,
  • évite les frais injustifiés.

C’est cette qualité d’accompagnement qui fait toute la différence et contribue pleinement à la réussite d’un mariage.

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